SMS et mail se succèdent sans arrêt. Christian nous informe qu'il y aurait une fenêtre météo de 20 h pour passer Béring. Après ce sera beaucoup plus tard, peut être le 25, voire le 28 septembre.
Dans la baie Koliuotchine, nous sommes à 162 milles du cap Dezhnev, extrémité est de la Russie, soit environ à 18 h de route. C'est juste, mais jouable … Le départ est programmé pour 9h le 20 septembre (en heure locale, à savoir 22h le 19 septembre en France !). J'essaye de cacher mon inquiétude, mais embouquer Béring, à l'équinoxe, entre deux gros coup de vent de nord, y'a mieux ! mais y'a pas trop le choix. "Dans le détroit de Béring, il y a 2 mois de mauvais temps. Le reste de l'année, c'est du très mauvais temps !". Cette phrase, issue du film de Frédéric Tonolli sur les derniers chasseurs de baleine, La mort d'un peuple, résonne dans ma tête …
Le matin du 20 septembre, Christian confirme : les modèles météo sont stables, oui, il y a bien une fenêtre qui doit permettre de passer Béring ! Il faut y aller ! Le va et vient installer à terre pour débarquer en annexe est démonté, le bateau soigneusement rangé, l'ancre remontée. En route pour les 162 milles qui nous séparent du Pacifique …
A peine sortis de la passe, première bonne surprise : non seulement le vent est quasiment nul, mais il n'y a que très peu de mer, si l'on pense aux 2 jours de coup de vent que nous venons d'avoir. Il y a même un peu de soleil. La journée passe, à égrener les milles comme un chapelet … vers les 21h, la nuit tombe. Une nuit noire, très noire. L'anémomètre, encore en panne, nous prive d'une indication ô combien importante : la direction et la force du vent. Il faut sortir régulièrement, humer le large, comme les ours polaires ! la mer est plus forte, mais rien de bien méchant. Simplement c'est difficile de barrer dans le noir total.


Bravo, bravo, bravo: nous avons passé notre dimanche à guetter ce point rouge qui cheminait! C’est « fait », et avec quel style! quel équipage! quel capitaine! Peut-être un peu de « blues » néanmoins, comme après – – – accouchement? Nous vous embrassons tous bien fort
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Très heureux et rassurer de vous savoir dans le pacifique, il faut de la réussite et du talent pour s’aventurer sur cette route! mais la chance ne sourit-elle pas aux audacieux? Amicalement André
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Chapeau bas à toute l’équipe …et au valeureux Manguier ! Taisons maintenant les superstitions d’avant Bering et les angoisses « dot to dot » des suiveurs du grand Sud : nous sommes fiers de vous tous et esperons que les charmes du Pacifique vous ferons un peu, et pour un temps, oublier la compagnie des ours. Rassurez-vous, nous serons tout autant scotchés pour la descente !
Bises,
Pierre
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Je vous suis presque au quotidien ! Tres beau, ce périple ! Je pense en particuliers à Leonie et son petit frere ou petite soeur en devenir ! On serait ravi d’accueillir le Manguier à Stockholm, il y a un paquet d’iles par ici aussi !!
Bises et bravo a tous, prudence quand meme dans les derniers milles !
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