Vendredi 15 juillet, par Philippe Oddou

Il est arrivé le jour rêvé depuis des mois, ce jour où l’avion va décoller de Nice pour nous emmener vers Montréal, un autre vers Halifax et St John’s, Terre Neuve, encore un pour atteindre Goose Bay, Labrador, et nous retrouver, enfin, à bord du Manguier : le remorqueur du bonheur sur mer !

Sauf qu’en regardant par le hublot Nice qui rapetisse, on a le cœur lourd en pensant aux 80 personnes qui étaient parmi la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais la veille, dans les liesses du 14 Juillet. Leurs vies se sont arrêtées net, là, parce-qu’un fou furieux a lancé son putain de camion frigo dans la foule !

35 heures plus tard au bout du bout de ce long voyage vers le Grand Nord nous avalons en Van les 5 heures de piste qui nous séparent de Cartwright.

Nous c’est Claude et Valérie assommés de fatigue, et sonnés par l’approche si longue avant leur grand saut dans l’inconnu; et Keven, qui nous a rejoints après avoir fêté, comme on sait le faire au Québec, son grand départ pour une période indéterminée, longue, à bord du Manguier.

Keven a fait partie des forçats qui ont rénové le bon vieux remorqueur pendant deux mois à Rivière au Renard, avec l’équipe de choc réunie par Cap’tain Phil.

Et pour ma part je vibre de la joie de revenir au volant là où j’avais fini le grand et si beau voyage Groenland-Gaspésie un an plus tôt …

Photo de El Girandulo
Photo de El Girandulo

Nous y voilà donc, sur ce bateau magique hors du temps, à la marge des habitudes ou des conventions mais tellement dans le vrai.

L’équipe, qui a largué les amarres le 5 juillet de Rivière-au-Renard et bourlingué à travers le St Laurent, autour de la grande île d’Anticosti puis le long du sud Labrador, a préparé un beau festin de passation et de rencontre, inspiré par Jacques qui anima longtemps un fameux resto du quartier de l’Opéra à Marseille : miam ! miam !

Nous dégustons et recevons les belles énergies de ceux qui viennent de vivre une tranche de vie extraordinaire.

Eux prolongent tard leur soirée de départ, et nous rejoignons fissa nos cabines pour enfin nous mettre à l’horizontale et récupérer des décalages d’horaires autant que d’ambiances.

Oublier qu’on peut perdre la vie à tout moment simplement parce-qu’on se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment.

Alors lorsqu’on est dans un bel endroit, et que c’est le bon moment il faut vivre, vivre, jouir de la vie qui nous est offerte : y’a matière à bord du Manguier !


3 réflexions sur “Vendredi 15 juillet, par Philippe Oddou

  1. Une pensée pour vous deux des trois papis de Marseille (Boboï, J-Mi et Georges) et de Nanou. Les grands explorateurs que nous sommes allons (peut-être) faire une balade digestive depuis Pierrevert après un bon repas précédé d’un apéro en terrasse. Ramenez-nous un morceau de morue pour l’aïolli. Pécot : méfi des Inuits qui vont te proposer de partager leur igloo ! Cococ : Laisse bien mesurer les autres ! Revenez-nous en bonne forme. La bise du grand sud pour le grand nord. Allez l’OM.

    Salut à vous, voyageurs de l’extrême… Nous sommes moins aventuriers et nous préparons à une balade moto sympa avec chambres d’hôtes à le clé! A priori beaucoup plus confortables que la banquise. Profiteeeeez… Bises. J-Mi.

    Gros bisous, juju !

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  2. Salut Papa ! Les Ritoux, Françoise Maman et moi te faisans de gros bisous de Bretagne où l’on passe de superbes vacances ! En espérant que tout aille bien dans le grand Nord !!!!!! Bonne continuation et a bientôt 😉
    Ton fils, Yan.

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