I’m a poor lonesome sailor, par Phil le marin

Le Manguier a
souffert de ses deux hivernages successifs à Kodiak. Surtout les peintures,
celles des mâts en particulier que nous avions faites "à l'arrache"
avec Judith, quelques jours avant le départ. Et ce qui est fait à toute vitesse
est rarement bien fait …

DSC_0038

DSC_0037

DSC_0036

Peinture

Spectacle un peu
désolant donc que de voir le Manguier dans cet état … et puis un bateau, ça
doit être clean, pas ressembler à un tas de ferraille … l'honneur du
capitaine est en jeu !

Alors, passés les
premiers moments d'abattement face à l'ampleur de la tâche, je me suis mis au
boulot… Il faut aller en permanence chercher au plus profond de moi-même
les forces pour continuer à aller de l'avant et ne pas baisser les
bras. Essayer d'oublier ce dos qui n'a plus 20 ans, qui me fait payer la
note d'années de bourlingue, oublier le froid et ce rhume qui a eu la mauvaise
idée de pointer son nez. Essayer de vivre pleinement ces magnifiques journées de soleil
offertes en cadeau de retour …

La cuisinière
ronronne ainsi que le groupe, je gratte et meule à longueur de journée,
j'attends un jour de pluie pour m'installer dans la salle des machines et
démarrer Sieur Baudouin. Le soir venu, je prends la direction de Spruce Cape
Road, et je squatte chez Martine et Joël qui m'offrent la douche chaude, le lit
aux draps en polaire, et surtout leur chaleureuse amitié.

Le Manguier
suffered a lot of her two winterages in Kodiak. Overall, the paints, and mostly
the one's of the masts that we did with Judith a few days before living Corsica
in 2009. And as most of the things done quickly, these paints were not really
well done …

It's a shame to
see le Manguier in such a sad aspect. A boat has to be clean, and not looking
like a jerk … It is a question of honor for the captain !

So, after the
first moments of distress in front of all the work to do, I started working …
I need to go permanently deep in myself to find the forces to keep going on,
and not to stay paralized … To try to forget my back which is no more 20,
which makes me paying the bill of years of adventure, to forget the cold and my
flew, and to live these wonderful days of sunshine that Kodiak is offering me
as a present.

The Dickinson
stove is running, so the genset, I spend my days scratching and grinding. I
wait for a rainy day to go down in the engine room and start the famous
Baudouin. When the night comes, I take the direction of Spruce Cape Road, where
I sleep in Martine and Joël's house, having a hot shower, a good bed with polar
sheeps, and sharing with them their warm friendness.


2 réflexions sur “I’m a poor lonesome sailor, par Phil le marin

  1. Oulà ! Y’a de quoi avoir le blues en effet 😦
    Il faut battre le rappel, tu ne peux pas faire ça tout seul ! Ah, si je n’étais pas coincé ici… Courage Philou et n’oublie pas le vieil adage, à chaque jour suffit sa peine 🙂
    Olivier

    J'aime

  2. Tout va bien, Olivier est à la retraite dans un an. Il pourra venir t’aider pour le prochain printemps !
    D’ici là, ….. tu veux pas venir mouiller à Paris comme au « bon » vieux temps ? Je pourrais t’aider les weekends !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s