Quemchi, patrie de Coloanne ! par Phil le marin

000123009Une grande pièce de bois, semi-circulaire, bordée de fenêtres ouvrant vers la mer. Devant moi les petits bateaux de pêche, tout peint de jaune. A droite l'île de Chiloé, face à moi, un chenal, l'horizon, au delà les canaux et là-bas, tout au fond, la cordillère enneigée …

Une journée magnifique de soleil. Un cadeau, doux à la peau et au regard.

J'ai l'honneur, et l'émotion, d'être dans la maison de Coloanne, devenue maintenant la bibliothèque de la ville ! (en fait, c'est pas sa maison du tout, je viens de parler avec la bibliothécaire, qui m'a tout expliqué ! Tourisme oblige !!!). Mais qu'importe ! Elle était à côté, elle a brulé, comme beaucoup de maisons ici. Elle était beaucoup plus petite, plus simple. Finalement plus en adéquation avec l'idée que je me faisais de Coloanne. L'essentiel n'est pas tant les murs, que les fenêtres qui s'ouvrent vers le large.

A Valparaiso, j'avais passé un long moment dans la maison de Pablo Neruda, elle aussi face à la mer. Dans la petite pièce du haut, qui lui servait de bureau, j'avais regardé, senti. Toujours face à la mer. Cette même échappée qu'à Barrettali. D'une part la nécessaire sécurité: le cocon qui nous entoure, les objets familiers, la présence humaine. Mais aussi ce besoin de là-bas, avec, au loin, l'horizon,  l'infini, la solitude, la liberté …

Tout va bien à bord de Guapita, tout va même extrêmement bien.

 


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