Après des mois passés à baigner dans les entrées d’air maritime, les « vapeurs océanes » et les flots du Pacifique, c’est le retour à la terre sèche !
A Kenny Lake, on est venu asticoter la petite Judith dans sa cabane, sur le plateau qui surplombe la Copper River au pied de la chaine Wrangel. Et quand la route se déploie à l’infini entre les bois de spruces et les bouleaux mordorés c’est « Une des plus belles vue d’Alaska » nous dit-elle !
Ici, ça sent très fort l’humus et on entend le vent dans les feuilles, ça fait comme un petit bruit d’eau. Mais sans eau, le ciel est bleu ou tourmenté de nuages plombés qui ne crèvent pas.
Les sommets de la chaine Wrangel, immenses masses de glaces trônent dans la vallée. Loin, très loin du monde d’en bas. Souvent drapés dans le nuage, ils libèrent une lueur opalescente et une espèce de force presqu’écrasante.
Ici, c’est encore l’été indien, l’air est tiède, dans la forêt les dernières baies s’alourdissent. Fermentent. Le jus perce leur peau flapie, rouge flamboyant sur le tapis jaune des feuilles.
La Cooper River
Aspen
Le bus
Judith perruquée (voici le lien pour son blog)
Matt perruqué








