On suppute. Je parle de l'équipier. Hier, aux petites heures du matin, par exemple, saut-de-carpant dans ma couchette, un bras croché dans l'ouverture de l'équipet (placard adjacent à la couchette), l'oreille pas loin de la muraille violemment souffletée, je présumais que la situation ne pouvait que s'améliorer (ou alors…) : on doit être en train de raser le cap, sur des hauts-fonds, vent contre houle. Ce matin, percevant de la couchette que le bateau balance moins que quand j'ai quitté la barre : Ah, je parie qu'on a choisi l'option Dillingham au lieu de Port Moller.
On soupèse. Je veux parler de Phil. Il s'est mis en relation e-mail avec différents "harbour masters" – Nome, Dillingham, Dutch Harbour, King Cove, Sand Point – et on attend avec impatience leurs réponses concernant les possibilités d'hiverner chez eux. On attend, on analyse quand ça vient, et il faut en même temps jongler avec les "fenêtres météo" plutôt brèves en automne dans la mer de Béring, et la rotation des vents et des houles, et l'absence de cartes détaillées dans une zone mal balisée.


Entre les effluves intrigantes du chaud bouillon et les savants suspenses du brouet à la Karin nous commençons à percevoir les inquiétantes subtilités de la navigation dans le potage…sauce Béring.
Avons hâte de voir le prochain point rouge se fixer dans un havre réparateur, sinon douillet ! pour le vaillant équipage.
Bises à tous !
Pierre D
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Philippe R, le scribe, l’historien, notre ami arlésien, nous aimerions avoir de tes nouvelles…
Claudie
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courage!!!
Z
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On dirait que vous êtes arrivés. C’est joli là bas? Ce ne doit de toutes façons pas être pire que Dutch Harbour, si l’on en croit Gontran de Poncins. On attend avec impatience des nouvelles de votre installation.
Amitiés
Patrick et Anne Marie
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Je pense à la petite chatte sur Iris – bien avant Fredaine et Jeune Homme, était -ce Malouf?- et je scrute, les yeux ronds comme des soucoupes à lait, le tambour écumant de ma machine à laver en imaginant vos têtes entre les draps et les chaussettes! Décidément, entre frigo et lave linge, ce périple nous évoque des comparaisons bien électro-ménagères! Cette fois-ci, c’est toi Ulysse: accroche toi au mât.
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De retour d’un Vietnam bien chaud et bien humide à cause notamment du typhon Ketsana, je reste fidèle à l’équipage du Manguier même s’il a été quelque peu réduit.Je lui souhaite de trouver le meilleur coin pour hiverner, tant pour la nature que pour l’environnement humain. Ce soir, je retourne à l’aéroport CDG non pour partir mais pour accueillir avec bonheur la famille Vagabond.
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