La route de Tartarie, par Karin

Nous avons fini de croiser les routes des trois expéditions de Barents.

Cherchant à rejoindre les royaumes de Chine et de Cathay par la route maritime de Tartarie, ses flottes furent, en 1594 et en 1595, contraintes de renoncer peu après les détroits du Vaygats ou de Kara, en raison de l'arrivée de la saison des glaces et du brouillard. En 1597, Barents expira sur la côte ouest de la Nouvelle Zemble, après un horrifique hivernage en son extrémité septentrionale, "dans le plus grand froid & l'extrême misère". Douze de ses co-équipiers parvinrent à rentrer en Hollande. Sur la carte dite "de Barents", gravée en 1598, la côte est de la Nouvelle Zemble n'est pas dessinée, et celle de Tartarie est incomplète, à partir de la rivière Ob.

Quatre siècles et douze ans après, Le Manguier caracole en Mer de Kara. Direction : les hauts fonds alluvionnaires au large des embouchures de l'Ob et de l'Iénisseï. Nos cartes marines, d'ordinaire muettes en ce qui concerne les aires continentales, signalent les sommets nordiques de l'Oural. Nous sommes en train de passer en Asie ! En Sibérie ! Nos routeurs breton et russe annoncent par e-mail un vent frais de nord en fin de journée. Phil chantonne d'une petite voix "Je ne crains pas l'orage" (ritournelle populaire ?). On rêve de trouver un abri derrière une île, pour le bien-être notamment des pitchounes. Léonie rejoint en timonerie le tandem de quart de barre et demande "une tartine de confiture de fesses!"


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