Poros, entre mer et continent, par Ph. Rigaud

Après une journée supplémentaire à Lavrion, nous partons pour Poros, dans le golfe de Saronique. Faisant route, nous doublons le temple de Poséidon, bien tanqué sur son socle au dessus du cap Sounion. Une belle construction à colonnades regardant la mer que nous découvrons à la jumelle. La mer est plutôt grise et parfois un peu dure, mais on approche de Poros, petite île presque à toucher le Péloponnèse par un étroit chenal. Le site est charmant, d’un coté Poros une petite ville en bordure de colline et de bras de mer et du coté continental Galata (comme à Constantinople ! ). Ces deux sites sont reliés par de nombreux bacs, (une barge à pont-levis et un gros bac à l’architecture surprenante et plein de petites barquettes). Coup de chance nous trouvons une place à quai bien placée, du coté Poros à proximité des tavernes à gyros qui d’ailleurs sont pour la plupart fermées pour cause d’hiver. Le temps reste maussade et pluvieux et froid et venteux et… . Bah, aqui siam ben.
Le lendemain mardi, nous prenons un bus à Galata pour nous rendre sur le fameux site d’Epidaure. Excellent voyage dans un vieux bus avec musique traditionnelle et les yeux bien ouverts pour regarder le paysage du Péloponnèse profond que nous découvrons par une route prenant de l’altitude, sinueuse à souhait.
Epidaure est un beau site, désert, nous sommes une fois de plus les seuls touristes hivernaux et il ne fait pas vraiment chaud. Le théâtre est très beau et l’acoustique remarquable. Le reste du site, qui dû être monumental, est sur certaines zones (l’Asklepeion) en cours de restauration.
Le petit musée propose de la statuaire mais beaucoup sont des moulages, les originaux étant au musée d’Athènes, ainsi que des éléments d’architecture (frontons, chapiteaux, colonnades) et des inscriptions dédicatoires au dieu guérisseur (Asklepios).
A noter la présence de fragments encore marqués de polychromie.
Ayant achevé la visite, nous parcourons cinq km à pied pour rejoindre le village de Ligourios où nous prendrons le bus de retour. Dans l’attente, nous prenons un repas dans un restaurant « helleniko », sympathique et bruyant. A la suite, quelques inquiétudes nous agitent un peu avec ce bus qui n’arrive pas, il fait froid et il pleuviote; il finit par passer et nous voilà repartis par la même route avec quelques variantes sur le trajet. Comme nous sommes partis assez tôt (la nuit tombe vite), on profite à nouveau du paysage aperçu à l’aller mais, bien sûr dans l’autre sens, une félicité, grâce à Asklepios !


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