« Ceux qui s’aiment et qui sont séparés peuvent vivre dans la douleur mais ce n’est pas le désespoir, ils savent que l’amour existe »
Albert Camus
Ni désespoir, ni douleur heureusement pour moi, juste l’amour…
Icebergs et frayeur, par Phil le marin
Nicolas s’est envolé comme prévu ce matin. Un peu triste, mais content de retrouver un peu de chaleur. Il faut dire que l’hiver n’en finit plus. Il a encore neigé toute la journée de dimanche, 30 bons centimètres. Seul plaisir à voir tomber la neige : le pont du Manguier redevient d’un blanc immaculé pendant quelques heures … Peter pestait ce matin, la pelle a neige à la main : I’ve never seen such an horrible spring ! Un bel été alors ?
Nous avons profité du soleil jeudi pour appareiller vers les petites îles au nord d’Aasiaat, et passer quelques jours « into the wild ». On a failli d’ailleurs y passer un peu plus que quelques jours, suite à la rencontre inopportune et inattendue d’un plateau de roches évidemment oublié sur les cartes … Echoué à marée descendante, nous avons passé un peu plus de 6 heures sur un Manguier à (très) triste mine, gîté à 25°, l’arrière de la quille posée pendant que l’avant s’enfonçait au fur et à mesure que la marée descendait … Pourtant, il s’agissait d’un endroit cartographié, et même détaillé (le mouillage d’Immerigsok), mais bon, là où il y a marqué 10m à l’entrée, ben y a pas 10 mètres ! Il faut vraiment être plus que prudent. Entrer avec quelqu’un en vigie dans le nid de pie et un autre dans l’annexe ! Le lieu pourtant est magique, car entouré d’une procession d’icebergs, tous plus majestueux les uns que les autres. Très bizarrement (influence de ma dernière lecture islandaise Jon Stefansson ?), parti seul en annexe pour faire quelques photos, j’ai immédiatement ressenti comme une présence autour de moi, et j’ai tout de suite pensé que ces icebergs étaient l’âme réincarnée des marins noyés en mer. Ce genre de choses qui s’imposent à vous comme une évidence, même si elles sont complètement dépourvues de sens …
Retour samedi soir, pour assurer le coup. Bien nous en a pris : le chemin du retour (20 milles) était barré : glaces sur tout l’horizon, glace épaisse, dense, lourde, dure ! Parsemée d’icebergs. Et au milieu une baleine, faisant la sieste, qui ne s’est déplacée qu’ à grands regrets ! Nicolas monté au nid de pie nous oriente vers l’est, où nous finissons par trouver un petit passage qui nous mène au port ! Brume et neige nous y tiendront compagnie jusqu’à ce matin. Un printemps assez particulier …





Joyeux anniversaire Cécile !
Et bravo aux woofers qui ont assuré en vigie ; ça me rappelle des souvenirs 🙂
Olivier
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Joyeux anniversaire mon chat !!! Je t aime !!
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Joyeux anniversaire ma Jolie Julie je t’aime très fort.
Tes frères et Eden te font de grosses papouilles
tu nous manques beaucoup mais on est heureux pour toi et fiers grace a toi
Mouhaaaaa!!!!!!!!
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ça alors, joyeux anniversaire cécile!
j’aime bien l’histoire de la présence des icebergs…
Pensées
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