Nous sommes arrivés à Tuk au tout petit matin du 25 juillet,
à 04h00 très précisément. L'entrée dans Tuk n'est pas évidente quand on ne
dispose comme cartes que des CM93, pas détaillées du tout. Donc il a fallu
serrer les fesses … D'autant que le vent d'W/NW s'était levé, un bon 20
noeuds, et ça bouléguait pas mal à l'entrée du Mc Kenzie. Nous avons mouillé un
peu en dehors du chenal, puis gros dodo jusqu'à 11h. Là on s'est remis en route
pour aller jusqu'au petit ponton où nous avons pu accoster. Enfin presque ! On
est un peu en épi, parce qu'il ya pas assez d'eau pour notre arrière ! Depuis
notre arrivée d'ailleurs, le vent est passé à l'est, le niveau a baissé de 60
cm, et je croise les doigts pour que l'W revienne, parce qu'actuellement, on
peut plus partir !
Brigitte Béa Pierre et Yves nous ont quittés dés le
lendemain matin, après que nous ayons fait les formalités d'entrée. Enfin,
commencer, puisqu'à l'heure où j'écris ces lignes, nous n'avons toujours pas la
clearance pour que le Manguier hiverne à Paulatuk ou Ulukhaktok. Nous serons
fixés demain peut être …
Cette escale à Tuk marque le début d'une véritable plongée
dans l'inconnu. A la fois angoissante et excitante. Allons nous pouvoir
hiverner comme nous aimerions le faire ? Et si oui, où allons nous pouvoir le
faire ? Comment va se comporter le bateau dans ces – 50°C que nous annoncent en
riant les gens que l'on croise (de fait, c'est le plein été, et il ne fait que
2°C ce matin …) ? Et nous ? Et les artistes qui devraient venir ?
Parallèlement, c'est bon de se retrouver juste tous les trois. Ça faisait bien
bien longtemps (depuis fin mars …). Escale importante donc, en attendant
l'arrivée des" Corses" ! (en l'occurrence Fifi et Michèle)






Une coïncidence rigolote: je fait parti d’une équipe de football qui s’appelle « Nuestra Señora de Lourdes », pareil que le beau bateau en fond! Il semblerait que l’on soit toujours ensemble..! bis a vous trois de nous trois!
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