Samedi 20 juillet 2013, en route vers Kaktovik, par Cécile

En route vers Kaktovik, le Manguier mouline la mer-mélasse de Beaufort. Je cherche qui était Beaufort dans le dictionnaire des explorateurs. On passe d’Oscar Baumann à Beaumont, pas de Beaufort. Philippe me dit que c’était un amiral mais va savoir pourquoi il a laissé son nom sur cette mer… En tous cas pour moi ce nom est lié à la météo marine de France Inter, à cette voix féminine qui énonçait l’état des mers du globe et la force des vents gradués sur l’échelle de Beaufort. En général plus c’était au Nord, plus c’était tourmenté, et plus c’était palpitant !!
Aujourd’hui aucun souffle ne ride la surface sirupeuse de l’eau, quelques glaçons sont posés de ci de là se dissolvant lentement à la clarté du jour permanent. Le ciel est légèrement ouaté. Sur tribord, on distingue la ligne plus sombre de la côte.
Ici la terre est plate, si plate qu’elle se perd dans le dédale des estuaires pour se liquéfier et rejoindre la mer.
C’est un monde mouvant où la terre est un fluide, où la mer devient solide en perpétuel changement et qu’il faut apprendre à percevoir, évaluer, tâter.

Profondeur …, épaisseur…, densité…


Une réflexion sur “Samedi 20 juillet 2013, en route vers Kaktovik, par Cécile

  1. salut Cécile,
    alors, Beaufort ?
    « Il revient à l’amiral britannique Francis Beaufort (1774-1857) d’avoir, en 1805, imaginé une échelle comportant des critères assez précis pour quantifier le vent en mer et permettre la diffusion d’informations fiables universellement comprises. Ce fut l’« échelle de Beaufort ».
    Gros Bisous

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