Hommage à mes équipières, par Phil le marin

Voilà un bon moment déjà que ce petit billet de blog me trotte dans la tête. J'hésitais d'abord sur l'intitulé : une ode, une louange, un plébiscite ? Va donc pour l'hommage !

A bord du manguier, depuis notre départ de Kodiak, je suis entourée de deux équipières hors pair. Oh, n'allez pas vous imaginer que je sois accompagné de phénomènes du type Helen Mac Arthur … Il y a encore bien des hésitations au moment de faire un nœud de chaise dans l'urgence. C'est en fait quelque chose de beaucoup plus subtil.

Un exemple ? 23h, la nuit tombe. Il crachine, il fait froid. Le vent, insidieusement, monte dans les tonalités d'aigu. "Les filles, va falloir lever l'ancre". Ni une ni deux, les voilà équipées de pied en cap, vestes de quart, cirés, gants, souriantes, radieuses. Au signal convenu (que je tairai car il s'agit d'un geste qui pourrait être mal interprété), l'ancre remonte. Une heure plus tard redescend dans une anse mieux abritée. Toujours les mêmes sourires, toujours la même bonne humeur.

Pas une seule fois je n'ai pu noté la moindre manifestation d'impatience ou de ras le bol. Pourtant, ceux qui connaissent le Cap't savent qu'il n'est pas toujours facile … Des équipiers j'en ai connu beaucoup, mais les seules qui aient tenu le coup, qui m'aient jamais viré de bord, elles naviguaient en Alaska sur le Manguier. Pour mon plus grand bonheur !

Karin et Cécile


Une réflexion sur “Hommage à mes équipières, par Phil le marin

  1. Ah ! Brassens, Phil…
    Voilà, je suis à jour de mon parcours sur votre blog.
    Il faut dire que le vaisseau dont je suis le capitaine (aujourd’hui 910 élèves, 80 professeurs et 35 employés) m’accapare depuis le 8 juin et qu’il ne me reste pas beaucoup de temps pour poursuivre mon rêve avec vous !
    Je vais encore être pris jusqu’au 1er juillet inclus ; après, je décroche jusqu’à la rentrée début septembre, et alors je serai plus près encore de Karin, de Cécile, d’Agathe et de toi Phil !

    J’aime

Laisser un commentaire