Plumage en parade ou livrée nuptiale sur Sand Point, par Cécile ZH

Faute de fleurs à observer (on a bien compris,  ce n’est pas pour tout de suite, les
fleurs, d’ailleurs une dame m’a dit l’autre jour, les seules fleurs  que l’on peut trouver ici ce sont les
enfants qui les peignent), et bien on en a découvert une toute autre variété.
Des fleurs à plume ! Elles se déposent la nuit sur la lagune et l’on en
aperçoit régulièrement de nouvelles au petit matin.  C’est la magie de la migration !

A leur rythme (ancré dans les astres), les oiseaux
reviennent nicher sur les rivages de l’île. A chacun son plumage et même si les
couleurs restent dans le même camaïeux de bruns ou de blancs et noirs, leurs
dessins épurés se combinent à l’infini !

On essaye de les identifier  à l’aide de nos diverses faunes, encyclopédies ou guides.
C’est incroyable la variété de noms qui peut se cacher sous la simple
appellation de canards sauvages. Et l’on apprend que dans ces contrées
nordiques, les canards sont à ne pas confondre avec les sarcelles, nettes,
fuligules, eiders, hareldes, macreuses, garrots, harles, oies, cygnes ou
bernaches.

Pour l’heure, à chaque jour suffit son canard, non, son
anatidae (je viens de trouver le terme générique de ces palmipèdes à
plumes).  Et l’on observe avec
ravissement, les harles huppées (eux c’est facile, ils ont la huppe taillée à
l’iroquoise, collée et décollée par le vent et les embruns qui leur donne un
certain genre), les macreuses brunes (il existe aussi la macreuse à lunette,
celle-là, je l’attend avec impatience !) et les hareldes de Miquelon (un
délicat domino dont la queue se prolonge d’une longue plume noire et qui peut
plonger à plus de 60 mètres de profondeur). 

Chacun semble affiner son plumage, ajuster sa livrée, un ton
légèrement rosé par ci, un peu plus de gris par là, ah non la tache blanche, il
faut la mettre plus au centre. Et vire et tourne et frétille du croupion et
pousse des cris gutturaux ou stridents. Pas de doutes, ça sent le
printemps ! Mais gare, petit canard, aux crocs acérés du lion de mer !

Harelde de Miquelon

Harelde de miquelon

Harle huppé

 

Harle huppé

 Macreuse brune ?

Macreuse brune

Nette rousse ?

Nette ?

Merci aux éventuels spécialistes de nous aider à l'identification


3 réflexions sur “Plumage en parade ou livrée nuptiale sur Sand Point, par Cécile ZH

  1. Bonjour les alaskans, ici les nordmen. Pour tes canards je n’ai malheureusement que les livres des oiseaux d’Europe à ma disposition, mais je peux te donner mon avis : Harelde boréale, mais la tache blanche au bout du bec fait peut-être la différence, Harle huppé, oui,Macreuse brune, oui, Nette rousse, certainement pas. Ici c’est le printemps aussi, tout le monde est en couple, les huitriers sont arrivés depuis peu, les eiders roucoulent à qui mieux mieux. Bisous à Agathe

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  2. Précisions :Harelde boréale= Harelde de Miquelon=Oldsquaw(en langage local pour vous)
    Pour la dernière photo je ne trouve pas, même dans Faune et flore du Grand Nord (GNGL)

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