D’Egine à Itea via le canal de Corinthe, par Ph. Rigaud

100_4976

Nous partons le matin vers 7h30. Direction le canal de Corinthe via le golfe d’Athènes. La mer est un peu agitée mais reste maniable.
Le golfe d’Athènes est un espace maritime fréquenté et nombre de navires font route dans un sens ou l’autre. Nous croisons des pétroliers, minéraliers, ferries, remorqueurs et même un fluvio-maritime… L’arrivée à l’entrée du canal de Corinthe n’est pas évidente, sauf bien sûr avec une carte sur GPS (ce qui est le cas), et ce n’est qu’étant assez proche que l’on distingue l’entrée.
Nous accostons au quai, le temps de remplir la formalité de transit dans une belle tour de contrôle qui n’était pas là il y a dix ans lors de notre passage avec le Tiaré (tempus fugit…). (Si, si, Philippe, elle y était déjà !!! ndlr)
Le canal paraît conforme à notre souvenir, en fait il n’y a pas raisons pour que ce soit différent, peut être davantage de ponts au-dessus ? Le débouché dans le golfe de Corinthe est marqué par la couleur plus sombre de l’eau. On remarque dans le lointain, de part et d’autre du golfe, des sommets enneigés qui doivent culminer vers les deux mille mètres, ce qui paraît être un signe indubitable de l’activité hivernale.
Nous prenons notre repas pique-nique sur la plage arrière, car sur l’avant l’air est vif, ce qui est une preuve supplémentaire de l’avancée de la saison.
A un moment, une bande de dauphins, environ cinq ou six, jouent avec l’étrave puis disparaissent.
Nous prenons port vers 16h30 à Itea, point de départ demain de la balade à Delphes et de mon départ pour Athènes et Paris. Nous trouvons rapidement la station de bus et renseignements pris, on part tous à 8h45.
Une balade dans la ville montre qu’elle n’a pas vraiment d’originalité. A cette heure, les rues sont peu fréquentées, plantées d’orangers et de citronniers croulants. Elles se coupent à angles droits et les immeubles pour la plupart récents ne sont pas de grande qualité architecturale.
A noter que certaines maisons, certainement les plus anciennes, (l’une d’elle en démolition permet de le constater) sont bâties avec des briques de terre crue mélangée de paille hachée (dimensions environ 40x20x15).
Il semble que la ville se soit développée en ce fond de golfe par et pour l’activité minière (probablement la bauxite, la couleur le laisse présager). Un terminal minéralier est justement visible dans ce fond du golfe qui porte le nom de la ville. Il parait encore en activité car en arrivant on a croisé un navire cargo chargé bas et dont les superstructures paraissaient adaptées au transport de minerai.


Laisser un commentaire