Lundi dernier, après 6 jours d’attente à Aasiaat, nous avons pu enfin prendre l’hélicoptère pour rejoindre Akunnaaq. Le vol retardé par un vent assez fort de Sud est finalement parti vers 13h, ce qui nous a permis de profiter de jour de la beauté du survol de la banquise. C’était mon premier vol en hélico dans le coin, et c’est vraiment extraordinaire de contempler ces paysages d’en haut !
Nos amis d’Akunnaaq nous ont réservé un accueil plein de chaleur et d’humanité, et dans ce moment de fragilité que je traverse, c’est extrêmement touchant. Les fenêtres de l’école étaient grandes ouvertes (!) pour laisser place aux bras qui s’agitaient pour nous saluer, et bientôt les enfants tiraient les traîneaux sur lesquels avaient été posés nos bagages.
Louis nous avait laissé la maison rouge toute pimpante, et pleine de petits trésors … que nous découvrons au fil des jours ! Ah merci Louis, pour toutes ces attentions !
Tout cela nous permet de mieux appréhender les jours qui viennent. Je n’ai aperçu le Curza-Ann que de loin, au mouillage dans la baie d’Akunnaaq, pris dans la glace, mais je n’ai pas encore eu le courage d’aller jusqu’à Qammavinguaq pour voir le Manguier. Le temps, très venteux et assez couvert, n’incite par ailleurs pas trop à la marche.
De -18°C, température à notre arrivée à Aasiaat, nous sommes passés hier soir à +2°C, dans un très fort coup de vent de SE. La glace qui était assez compacte devant le village s’est complètement désagrégée et est partie dans la nuit. Ce climat en dent de scie est vraiment devenu la norme aujourd’hui, alors que Gert nous disait que le jour de sa naissance, c’est à dire mi-janvier il y a un peu plus de 60 ans, il faisait -40°C, et que c’était comme ça tous les ans …





