Mon bon ami Christian était hier sur le Manguier, pour l’aérer et lui faire prendre l’air ! Quelques petits flocons sur le sol sont là pour me rappeler que, là-bas, c’est déjà l’hiver !
C’est aussi l’hiver qui fait la trame du dernier roman d’un formidable écrivain islandais que certains d’entre vous ont pu découvrir à bord l’été dernier, je veux parler de Jon Kalman Stefansson. J’adore son écriture remplie de poésie, de tendresse, et d’espoir. Coïncidence ? Alors que je prépare la prochaine aventure du Manguier, avec entre autre l’accueil d’artistes pendant l’hiver 2017, j’ai trouvé comme une sorte d’écho dans les dernières lignes de son introduction:
« Quelque part, loin à l’intérieur des contrées de l’esprit, au creux de cette conscience qui confère à l’humain sa grandeur et sa malignité, se cache une lumière qui vacille et refuse de s’éteindre, refuse de céder face au poids des ténèbres et de la mort qui étouffe. (…)
La lumière scintille et nous continuons. Nos mouvements sont sans doute incertains, hésitants, mais le but est clair – il s’agit de sauver le monde. De vous sauver, vous, en même temps que nous-mêmes, avec ces histoires, ces lambeaux de poèmes et de rêves depuis longtemps éteints au fond de l’oubli.
Nous sommes à bord d’une barque à rames vermoulue et, avec nos filets moisis, nous attraperons les étoiles. »


«Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires.» [Entre ciel et terre]
J’adore cet auteur moi aussi … depuis que tu me l’as fait connaitre 🙂
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