Depuis tout petit, j’entends ma mère me dire qu’il faut bien ranger ses affaires et qu’il faut être ordonné. Au fil des années, je me suis aperçu que la notion d’ordre est vraiment subjective. Chacun a son ordre, et chacun a son seuil de tolérance. Ainsi chez mes adorables parents adoptifs Heidi et Enrique, j’ai un peu le sentiment de vivre dans Bagdad Café. Et comme toujours, ça m’interpelle qu’on puisse s’y retrouver dans ce qui pour moi est … un adorable bordel !!!
Nous rentrons de la caleta avec Enrique. Il n’y a pas de port véritablement à Valparaiso (juste un tout petit pour la marine militaire). C’est une baie, où les bateaux mouillent. A la caleta, les lanchas des pêcheurs sont grutées à peine arrivées sur un musoir, équipage et pêche pêle-mêle. La lancha est posée sur une remorque, et tirée sur une esplanade où l’on va acheter son poisson. En contrebas, sur la plage, il y a les pélicans, les goélands, les mouettes, et les lobos. Il y en a partout, qui se disputent les entrailles et autres restes, à grand coup de pattes, d’ailes, de bec ou de dents ! Il y a une variété de pélicans particulièrement beaux, leur long bec est orangé, bleu et jaune, et leur tête toute blanche. Et leurs pattes sont bleues. Je suis parti sans portable, et sans appareil photo. Décidé à ne remplir que mes yeux, mes oreilles, mes narines, ma bouche, ma peau. Ce matin, c’est vrai, je l’ai un peu regretté …


Philippe! Jean est arrive hier a Valdivia !
As-tu son numéro de tel ? Bise, Domi
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Sans portable et sans appareil photo, il te reste l’écriture 🙂
Continue de nous remplir de tes mots nos yeux, nos oreilles, nos narines, notre bouche et notre peau.
Et ne regrette rien.
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