Geographic Harbor, par CZH

Geographic Harbor : une première baie, un canal très étroit puis une autre baie, beaucoup plus vaste surmontée d'un large cirque de montagnes. Jonchée d'îlots aux plages sablonneuses. La végétation est luxuriante. La faune… sauvage. Les volcans, pas loin.

Philippe organise le deuxième safari botanique de la saison ! Après  mousse de toundra printanière des îles Shumagin, nous voilà dans la savane estivale du 58° Nord, en péninsule d'Alaska. Le but est toujours le même : collecter la plus grande variété de fleurs (on a bien dit : des fleurs). On simplifie un peu en se réunissant par groupe. Le dépouillement et l'identification des espèces nous feront totaliser 38 espèces de fleurs sur une surface d'environ 500 m2.

Jaune, pourpre, bleu, blanc : arnica, bouton d'or, angélique, marguerite, iris, lupin, lys,  orchidée, pois de senteur, géranium, épilobes , aster… Pour les plus connus. Les herbes sont hautes, très hautes. Traces et crottes d'ours abondent. Longue est l'attente du saumon pour le ventre du petit ours qui trompe sa faim en bouffant et vomissant des étoiles de mer sur la plage. On l'entend geindre dans les buissons. Sa maman lui montre comment patienter en mangeant les grappes de devil's cub. Nous offrant par là même un instantané digne d'un tableau du Douanier Rousseau : le buste de profil de l'ourse brune émergeant du buisson vert aux larges feuilles dentelées.

Ce matin, les sculptures célestes évoquées par Karin sont toujours là, avec un éclat plus métallique. Régime d'Ouest, observe Philippe. Nous sortons du lagon. Derrière le dernier rempart d'écueils, la mer écume. Dans le carré, on assure les loquets.

Le Manguier se met à piocher lourdement, le temps de s'écarter suffisamment de la côte.  "Quand le vent porte à terre, il faut toujours t'arranger pour avoir de l'eau à courir, en cas d'avarie…" .

Puis, trois heures durant, longeâmes la côte, fendîmes la brise et ancrâmes dans un nouvel espace à explorer : Alinchak bay !


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