Changement de palette sur la toundra, par Cécile Z.

Toundra… toundra… ah voilà, la définition. Toundra (1876 ; russe tundra mot lapon) : association végétale se développant sur un sol gelé – au moins une partie de l'année – et composée de mousses et de lichens auxquels se mêlent quelques herbes (toundra herbacée) et arbrisseaux (toundra arbustive).

Epiderme velu, élastique et souple qui matelasse la roche noire de ces îles volcaniques. Il s'ébroue encore de la neige hivernale qu'il lui faut se remettre sans tarder à bourgeonner, fleurir, fructifier.

En quelques semaines, la végétation rousse, blonde et brune reverdit de façon presque luxuriante. Rochers et falaises de basalte se nappent d'un lumineux bouillon vert.

Le changement de décor s'opère tout en subtilité. Ça commence par une teinte verte qui sourd  à la racine des herbes sèches comme une goutte d'aquarelle diluée dans l'ocre jaune de la palette. De loin ça fait une nuance kaki  qui s'étend de jour en jour et s'intensifie.

"A croire que ça verdit dès qu'on a le dos tourné" dit Karin.

Chaton cotonneux, touffes soyeuses, tiges duveteuses, variété hirsute ou laineuse, la végétation reverdit sans se découvrir d'un fil…en prenant du poil de la bête. Du poil de toundra. Tout en symbiose visuelle avec son élément, il reste à savoir si l'ours verdit lui aussi après sa mue printanière… Restons à l'affut.

 


Laisser un commentaire