Port de commerce de La Corogne, par Jeff


Samedi 9 mai 2009

En ma qualité de fêtard adjoint du bord je me vois contraint, sous peine de désintox sauvage, de vous narrer ce jour pathétique et peu glorieux de l’anniversaire de « Pierrot Trouve-tout ». Troisième du genre en 13 jours après le mien et celui d’Agathe, la cadette.
Malgré la longitude extrême Ouest du restaurant nous arrivons de nuit. Il est déjà 23h30 mais l’accueil du majordome est néanmoins courtois (c’est son boulot merde !) et, appâté par un authentique « Merlot Corse » (sic), il n’hésite pas à nous sortir le grand jeu et gare le véhicule à la plus belle bitte de Galice ce prétentieux.
Le maître d’hôtel nous attend de pied ferme et l’on nous déroule le tapis rouge, le tampon amortisseur chaîné comme tremplin, la tripotée de moules de quai en guise de volée de marches et les cordes de rappel, ultime parade à un vol acrobatique et définitif dans les eaux pourtant attendrissantes d’un port alangui sous une lune bientôt pleine (va pas trader à vêler celle-là !)
Sur le Manguier, l’improvisation nous fait horreur, pas assez professionnel ça. De fait, tout l’approvisionnement avait été prévu avec la bénédiction de Judith, alias « le cerbère du cellier » et ce dès le… 8 mai lors d’un raid éclair à Viana de Castelo (Portugal) dont la population atterrée se souviendra : nous avons pu soutirer ainsi deux bouteilles d’un champagne rosé local à faire pâlir bien des flacons Reimsois, extorquer deux grosses spécialités pâtissières tout en finesse et sobriété avec leur crème, confiture, fruits confits… et subtilisé un vin de Porto dont nous devrons différer le sirotage suite à un cafouillage entre le sommelier et la cuisinière. Une curiosité moqueuse nous poussa même à inclure au butin la paire d’une espèce d’étuis blanc immaculé percé de nombreuses aérations et apparemment élaboré avec un improbable chamalo décoloré ! Le tout arborant pour tout signe distinctif un hiéroglyphe proche de ceci : « CROCS ».
C’est en début de soirée et en fin de conquête de l’ouest que nous prenons, au large du « Cabo Finisterre », en façon d’apéritif un charmant et nauséeux cocktail Roulis-Tangage et sa danse déjantée qui va avec.

Pour le reste, de vagues images, probablement virtuelles se rappellent à moi, mais je ne sais si c’était la chaleur ou l’émotion mais tout le monde était bien émus et le Petit Pierre était complètement ému.

Voici, Mr le procureur, ma version de ce douloureux épisode collectif !

Anniv Pierrot

Les "crocs" de Pierre, élues chaussures du bord !

La corogne


Laisser un commentaire