Retour à Lavrio, au cap Sounion, le temple de Poséidon, par Ph. Rigaud

Nous retournons de Poros à Lavrio pour embarquer nos amis venus de Corse, Marie-Paule, Julien et Jean-Philippe. Entre temps, nous nous arrêtons pour le repas de midi dans une baie au pied du temple de Poséidon. L’arrivée à Lavrio est un peu délicate, en raison du vent soufflant du nord et d’un peu d’embrouille dans l’amarrage des aussières. Bon, on y arrive quand même…

Avant l’arrivée des corses, on fait les indispensables courses au "super market". Un peu plus tard nos amis sont là et, aussitôt, embarqués et logés dans leurs quartiers.

Le lendemain matin, nous faisons route vers le temple de Poséidon, par une mer assez forte et vent arrière. Nous mouillons à l’abri au même endroit que la veille et débarquons avec l’annexe pour une ascension vers le sanctuaire.

Le site est très beau, bien venté et seulement fréquenté ce jour par quelques touristes. D’ailleurs de nombreuses personnes sont passées par là, la preuve en est par des graffiti gravés sur les pierres de soubassement du temple mais aussi sur les colonnes. Ce sont des noms souvent datés, plutôt de la fin du XIXe siècle ou du début du dernier écoulé (pour ce que l’on a pu voir). On ne peut vérifier s’il y en a de plus anciens, car on ne peut accéder à l’intérieur du temple, une corde tendue est là pour dissuader les graffiteurs contemporains ou tout simplement ceux qui voudraient voir de plus près. C’est un peu dommage (nous n’avions pas l’intention de rajouter de nouveaux noms sur ces pierres vénérables).

Après la visite et un repas pris en poupe, au soleil, nous repartons pour Poliagos via Serifos, où nous mouillons à la nuit dans une jolie baie qui servit jadis de port industriel pour l’embarquement du minerai de fer produit dans cette île.

La nuit passée au calme, nous sarpons le fer pour rejoindre Poliagos, sur le site visité un mois avant. Nous revoyons et entendons nos amis les phoques, résidents permanents de l’île (le lendemain nous en compterons cinq voire six, mais sans certitude pour ce dernier). Vers 11 heures, nous nous décidons pour un pique-nique sur une plage à quelques encablures du point de mouillage au pied de hautes et belles falaises polychromes. Effectivement, le choix est excellent et nous trouvons facilement du bois pour griller saucisse grecque et figatellu corse. Cécile, Agathe et Philippe, courageux, se mettent à l’eau et font quelques brasses dans une belle eau limpide.

Après le repas Jean-Philippe et moi décidons de faire le retour à pied par la montagne, les autres rentrant avec le gomone. C’est une belle randonnée dans des pentes assez abruptes et canyoning dans un torrent sec mais avec quelques gourds remplis d’eau de la dernière pluie et un magnifique arbousier au tronc énorme. Après une heure et demie d’un bon train, nous rejoignons la plage face au mouillage où nos amis partis pêcher avec l’annexe nous récupèrent bientôt. Retour à bord, repas, pêche au palangre pour Julien, écoute des cris et sifflements des phoques la nuit tombée.


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